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Cystite aiguë

L’accent est mis sur les cystites récidivantes. Un patient souffre d’une cystite récidivante quand il a présenté plus de 3 infections sur l’année. L’avis d’un urologue est alors nécessaire pour définir les causes de la répétition, pour décider d’un traitement pour la phase aiguë et pour prescrire un éventuel traitement préventif. Cette pathologie affecte fréquemment les femmes sexuellement actives de 20 à 50 ans, mais également les non actives et les enfants de sexe féminin. Les personnes du troisième âge sont aussi une population à haut risque de développer des cystites, avec une incidence bien plus grande que pour les jeunes. La cystite est peu commune chez les hommes. Plus de 90% des cas de cystite sont causés par l’E. Coli, une bactérie qui se trouve dans l’intestin et le colon.

Clinique : Pesanteur au niveau du pelvis, douleur à la miction, impériosités (urgence pour uriner), urine trouble, odeur de l’urine

Prostatite aiguë

La prostatite aiguë est un type d’infection bactérienne commune qui est facilement diagnostiquée et répond habituellement bien au traitement antibiotique. Le tableau clinique est caractérisé par l’apparition soudaine d’une fièvre élevée, frissons, malaise, maux de dos et miction douloureuse, voire rétention aigüe d’urine.

La symptomatologie diminue rapidement avec des antibiotiques mais ils doivent être maintenus pendant six à huit semaines.
Il est important, une fois l’épisode passé, d’indentifier les causes de la prostatite, de bilanter la prostate et le fonctionnement de la vessie.

L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) est une tumeur bénigne de la glande prostatique. Elle est très fréquente chez les hommes de plus de 60 ans. Les symptomes peuvent être : difficultés à la miction, sensation de vidange incomplête, besoin de se lever la nuit pour uriner, urgence mictionnelle. Elle peut entrainer des complications, surtout si elle n’est pas traitée : risque accru d’infections urinaires, calculs de la vessie, rétention urinaire (incapacité d’uriner, nécessitant un cathétérisme immédiatement). Insuffisance rénale obstructive.

Pour le diagnostic, sont nécessaires: une bonne anamnèse, un toucher rectal (palpation de la prostate par le rectum), une évaluation de l’antigène prostatique spécifique (PSA), une échographie de l’appareil urinaire.

Une fois le diagnostic établi, et en fonction de l’age et de l’état de santé général du patient, différents traitements pourront être mis en place :

Medicamenteux

  • Alpha-bloquants
  • 5a-réductase
  • Phytothérapie

Chirurgicaux

La chirurgie est indiquée lorsque le traitement médicamenteux ne suffit pas, que les symptômes affectent considérablement la qualité de vie des patients, ou lorsque les complications ne peuvent être traitées par traitement médical.

  • Réduction ou résection transurethrale de la prostate (RTU) : ablation d’une partie de la prostate par l’urètre.
  • Adénomectomie rétropubienne : par une incision dans l’abdomen ou le périnée.
  • Énucléation prostatique par laser. On réalise la même intervention que pour l’adénomectomie rétropubienne, mais sans nécessité d’incision de la peau, car l’utlisation du laser permet d’effectuer l’opération par l’urètre. Cela permet de traiter des adénomes de plus gros volume. Les résultats sont similaires, mais avec moins de perte de sang, une diminution des besoins transfusionnels et des suites opératoires plus courtes.
  • Vaporisation prostatique par laser : se réalise par voie transuretrale et permet de vaporiser le tissu prostatique. C’est l’équivalent de la RTU de prostate, mais se faisant avec laser, il y a moins de perte de sang, une diminution des besoins transfusionnels et des suites opératoires plus courtes.

(Afin d’optimiser le diagnostic et le suivi, nous avons une unité dédiée aux bilans prostatiques, effectuant tous les examens utiles tels que la débimétrie et les enquêtes IPSS (International Prostate Symptom Score))

La vasectomie est une méthode de stérilisation masculine permanente, qui consiste en la ligature et la section des canaux déférents. Le résultat est l’absence de spermatozoïdes dans le sperme.
Sous anesthésie, une petite incision est pratiquée dans l’avant du scrotum. Les canaux déférents sont coupés et liés après la suppression d’un segment, de sorte que les deux extrémités des canaux déférents de trouvent séparées l’une de l’autre et nouées. 2 à 3 mois après l’intervention, il faut effectuer une analyse de sperme pour vérifier qu’il n’y a pas de spermatozoïdes dans le sperme.

Il est important de faire ressortir les points suivants:

  • Il n’existe pas de « vasectomie réversible », toute vasectomie est faite dans une optique d’irréversibilité. Si dans le futur on veut restaurer la fertilité, on devra effectuer une vasovasostomie ou biopsie testiculaire, pour obtenir des spermatozoïdes et procéder à une fécondation artificielle.
  • La vasectomie ne provoque pas changement hormonal ou sexuel.
  • L’éjaculation est conservée après une vasectomie.

Le phimosis est une anomalie de la peau du pénis (prépuce) qui modifie la mécanique de cet organe, qui empêche la rétractation complète du prépuce, laissant le gland à découvert. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ce n’est pas exclusivement une maladie de l’enfance. Elle peut se présenter à tout âge, et si elle n’est pas traitée, elle peut impliquer des difficultés de l’érection et des gènes lors des rapports sexuels. Son évolution naturelle peut amener à une insuffisance rénale obstructive (la vessie ne se vidant pas complètement) ou déclencher un cancer du pénis.

La solution est la circoncision chirurgicale.

C’est la discipline médicale chargée des pathologies de l’appareil génital masculin.

Dysfonction érectile

Anciennement appelé impuissance, c’est la situation dans laquelle il n’y a pas d’érection suffisante pour permettre un rapport sexuel avec pénétration, y compris après des stimuli sexuels.

Il existe différentes causes :

  • Causes physiques : DE organiques.
    Type de DE organique:

    • Vasculaire (manque d’apport sanguin)
    • Hormonal (fmanque de testostérone)
    • Neurologique : (nerfs affectés)
  • Causes psychologiques principalement dûes à la peur de ne pas avoir d’erection : DE psychologiques.
  • Causes organiques et psychologiques : DE mixte.

Traitement:

  • Amélioration des régles hyginéno diététiques.
  • Médicaments:
    • Voie orale: inhibiteurs de phosphodiestérase 5.
    • Voie intracaverneuse : injection dans le penis
  • Mécanique:
    • Anneaux de constriction placés à la base du penis
    • Appareils à vide
  • Chirurgie : En dernier recours, consiste en l’implantation d’une prothèse pénienne, si possible hydraulique, possédant un mécanisme permettant la réversibilité de l’érection du pénis.

Contrôle du TSD Syndromes de déficience de testostérone

Fertilité de l’homme

Étude par l’analyse du sperme afin d’évaluer et d’objectiver le degré de l’infertilité masculine et prescrire le traitement approprié.

Dans le cas des patients ayant subi une vasectomie, nous pouvons réaliser une vasovasostomie.

C’est la partie de l’urologie en charge du diagnostic et du traitement du cancer des voies urinaires.

Cancer de la vessie

Les cancers de la vessie correspondent à diverses tumeurs malignes qui se situent dans la vessie.
on distingue le cancer superficiel , généralement de bon pronostic du cancer invasif de la vessie qui justifie une attitude thérapeutique plus agressive.
Le traitement du cancer de la vessie se fait en fonction de son extension. Le plus superficiel se résout habituellement par une résection endoscopique de la vessie et par chimiothérapie, ou par immunothérapie intravésicale. Le cancer invasif peut être traité par cystectomie radicale (ablation de la vessie), avec création d’un conduit iléal (intervention de BRICKER) et l’urine est récupérée dans une poche placée sur l’abdomen ou avec création d’une néovessie à partir de lambeaux d’intestin, et dans ce cas, l’urine sort par l’urètre.
Les symptômes les plus communs sont l’hématurie (présence de sang dans l’urine), symptômes mictionnels (démangeaisons, sensation de brûlure pendant la miction). Pour le diagnostic on utilise l’échographie, la cystoscopie et la cytologie.

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est une maladie dans laquelle le cancer se développe dans la glande prostatique. Il se développe le plus souvent chez les hommes de plus de cinquante ans. La plupart des cas sont diagnostiqués par un examen physique ou par analyses telles que le PSA (antigène prostatique spécifique). Le diagnostic de cancer de la prostate est confirmé par examen anatamopathologique de biopsies prostatiques. Il est parfois nécessaire de renouveler les examens et d’exercer une surveillance prolongée pour un même individu, afin de confirmer la pathologie. Les membres d’Urologia Girona se sont investis dans la formation, y consacrant temps et efforts. Ils ont participé et participent encore à diverses recherches pour perfectionner leurs techniques et offrir les possibilités les moins invasives pour le diagnostic du cancer de la prostate, comme la spectroscopie par résonance magnétique, la diffusion ou le contraste en IRM.

Traitement

  • Le traitement du cancer de la prostate est très individualisé, et doit tenir compte de nombreux facteurs: l’âge et l’espérance de vie, les choix des patients, après information sur les effet secondaires possibles de chaque traitement, le stade et le grade du cancer.
  • Conduite à tenir: le cancer de prostate progresse souvent lentement, et si le patient est agé ou s’il présente d’autres maladies graves, il n’est pas nécessaire voire pas souhaitable de soigner le cancer de la prostate. La surveillance se fait par le toucher rectal et par mesure du PSA régulièrement.
  • Chirurgie : La prostatectomie radicale est une intervention chirurgicale qui se fait dans le but de guérir le cancer de la prostate.
    Prostatectomie radicale rétropubienne: chirurgie à ciel ouvert
    Prostatectomie radicale par endoscopie chirurgicale: chirurgie par trocarts
    Effets secondaires: incontinence urinaire, la dysfonction érectile.
  • Radiothérapie: utilisée pour les cancer de bas grade, confinés à la prostate ou aux tissus adjascents, l’irradiation peut se faire par voie externe ou interne. Les effets secondaires sont les mêmes que pour la chirurgie, et ceux propres à l’irradiation des tissus voisins (rectite et/ou cystite radique).
  • * Autres techniques : HIFU, cryothérapie: elles ne sont pas encore très bien acceptées en première ligne de traitement pas la majorité des associations d’urologues nationales et internationales.
  • Traitement hormonal : destiné aux patients qui ne sont pas candidats à un traitement radical, il permet à travers l’administration d’hormones de ralentir la progression de la maladie pendant un certain temps.

Cancer du rein

Il se développe dans le rein. Il en existe deux types, selon la région affectée. S’il affecte le système de collecte (calices du bassin, de l’uretère), il appartient à la famille des cancers de la vessie. Si son origine est dans le parenchyme rénal, il est d’un autre type. Normalement, si l’état de la maladie le permet, le choix se porte sur la chirurgie radicale avec une néphrectomie qui peut se réaliser à l’aide d’une chirurgie à ciel ouvert ou par endoscopie. Tout dépend du type de tumeur, des traitement adjuvents pouvant être administrés en seconde intention.

Cancer des testicules

C’est un cancer situé dans les testicules. Il est possible que ce type de cancer se manifeste dans l’abdomen. C’est la tumeur maligne la plus fréquente chez les jeunes âgés de 15 à 40 ans. L’ablation du testicule est souvent suffisante pour guérir les malades (orchidectomie). Cette maladie a un taux de guérison relativement élevé d’environ 90%. En fonction du diagnostic, il peut être nécessaire d’utiliser la chimiothérapie, la radiothérapie ou des opérations plus complexes pour obtenir guérison du patient.


La Lithiase rénale est une pathologie qui affecte le système urinaire, dans lequel des lithiase ou calculs (ou cailloux dans le langage populaire) se forment (lithiase rénale, urétérale ou vésicale, en fonction de la localisation), par cristallisation et précipitation de composants de l’urine (oxalate de calcium, acide urique le plus souvent). Ces calculs peuvent rester dans les reins ou se détacher et descendre par l’urètre, provoquant des coliques néphrétiques. La composition varie : l’oxalate de calcium, acide urique, de struvite, de cystine.

Les lithiases nécessitent un traitement pour calmer la colique néphrétique et l’élimination du calcul permet d’éviter d’autres complications. Le traitement peut être :

  • Traitement médical d’expulsion
  • L’urètéroscopie avec lithotritie par laser (c’est une intervention où l’accès à l’urètre est endoscopique, et le calcul est fractionné par laser avant d’être retiré.
  • Lithotritie par ondes de choc extracorporelles : sans nécessité de chirurgie, on envoie une série d’impulsions à travers la peau qui atteint le calcul, le fractionne, et les fragments s’évacuant naturellement avec l’urine.
  • Chirurgie à ciel ouvert, chirurgie percutanée.

Il est important une fois le calcul expulsé, de faire une étude métabolique pour éviter la formation de nouveaux calculs.


C’est la part de l’urologie qui réaliste les interventions pour restaurer ou conserver le bon fonctionnement du système excréteur et reproducteur masculin.

La partie de l’urologie dédié à corriger toutes les anomalies de l’urètre, le tube responsable de l’expulsion de l’urine et du sperme à l’extérieur des organes où ils sont produits.

La pathologie urétrale principale est le retrécissement d’urétre qui peut résulter de causes multiples. Le traitement est essentiellement chirurgical, sa réalisation dépendant de la situation: une uretrotomie interne endoscopique (section de l’urètre au niveau du retrécissement à travers le canal urètral). Son rendement est assez élevé, bien que la sténose récidive fréquemment, amenant alors à des techniques de chirurgie à ciel ouvert plus complexe. Dans ces occasions, il existe parfois des indications d’autogreffes. Dernièrement, il a été démontré que les meilleurs tissus pour greffe provenaient de la muqueuse buccale.

L’équipe d’Urologiagirona a été spécifiquement formée pour ce type de chirurgie, et a effectué avec succés de nombreuses interventions complexes en utilisant des greffes de muqueuse buccale. La précision du diagnostic est importante dans ce type d’intervention, il faut choisir la technique la plus simple et la plus efficace, avoir une expérience approfondie et utiliser les outils adéquats.

L’incontinence urinaire peut être de trois types:

  • L’incontinence urinaire d’effort
  • L’incontinence urinaire par urgences mictionnelles
  • L’incontinence urinaire mixte

Un bon diagnostic nécessite une anamnèse précise, un bon examen physique et une étude urodynamique.

L’incontinence urinaire d’effort: c’est une perte d’urine qui se produit lors de l’exécution d’un exercice, en toussant, pendant le rire ou les éternuements. C’est un problème courant chez les femmes et il peut être traité par chirurgie ou par des méthodes non chirurgicales.

Traitement non chirurgical:
Rééducation périnéale

Traitement chirurgical
Fronde urétral
Colposuspension

L’incontinence urinaire par urgences mictionnelles: nécessite un traitement médical avec des médicaments anticholinergiques essentiellement.

L’incontinence urinaire mixte: lorsque coincident symptômes d’urgence et d’effort.